Préparez-vous pour la formation

Quelques étapes simples avant de commencer votre parcours en analyse financière

L'évaluation d'entreprise n'est pas une formule magique qu'on apprend en une semaine. C'est un métier qui demande des bases solides et une vraie compréhension des marchés financiers. Avant même de penser à valoriser une entreprise, il faut comprendre comment elle génère ses revenus, comment elle gère ses coûts, et surtout – comment elle se positionne face à ses concurrents.

Beaucoup arrivent en pensant que ça va être simple. Quelques ratios à apprendre, peut-être un ou deux modèles Excel, et hop – on devient analyste. Mais la réalité est différente. Les techniques de valorisation exigent une réflexion critique, une capacité à remettre en question les chiffres présentés, et parfois même à accepter qu'une analyse initiale était complètement à côté de la plaque.

Ici, on ne promet pas de vous transformer en expert en trois mois. On vous propose un parcours réaliste qui commence par les fondamentaux et qui vous amène progressivement vers des analyses plus complexes. Et oui, ça prend du temps.

Ce qu'il faut avoir avant de démarrer

On ne va pas se mentir – il y a des prérequis. Pas pour vous décourager, mais parce que certaines notions sont vraiment nécessaires pour suivre le rythme et comprendre ce qu'on fait.

Analyste financier travaillant sur des modèles de valorisation avec des graphiques et des données

Si vous n'avez jamais ouvert un bilan comptable ou si les termes comme EBITDA vous donnent des sueurs froides, il faudra peut-être commencer par consolider ces bases-là avant d'attaquer la valorisation.

Comptabilité et analyse financière

Vous devez être capable de lire un bilan, un compte de résultat, et un tableau de flux de trésorerie sans avoir besoin d'un dictionnaire à côté. On parle ici de comprendre ce que signifient réellement les chiffres, pas juste de les lire.

Par exemple, si une entreprise affiche une forte croissance de son chiffre d'affaires mais que sa trésorerie s'effondre, il faut être capable d'identifier le problème sans paniquer. C'est ce genre de réflexe qu'on attend.

Connaissances en mathématiques financières

Les calculs de valeur actuelle nette, les taux d'actualisation, les formules de croissance perpétuelle – tout ça doit être familier. Pas besoin d'être un génie, mais il faut être à l'aise avec les calculs et comprendre la logique derrière.

On utilise Excel intensivement. Si vous ne savez pas créer une formule avec des références absolues et relatives, ou si les tableaux croisés dynamiques vous effraient, ce sera compliqué de suivre certains modules pratiques.

Compréhension des marchés financiers

Savoir ce qu'est une action, une obligation, comprendre comment fonctionne le coût du capital – c'est le minimum. Vous n'avez pas besoin d'avoir travaillé en banque d'investissement, mais les concepts de base doivent être acquis.

On parle beaucoup de risque et de rendement. Si ces notions vous paraissent floues, il vaudrait mieux réviser avant de vous lancer dans les modèles d'évaluation.

Esprit analytique et rigueur

Au-delà des compétences techniques, il faut une vraie capacité à analyser des situations complexes, à remettre en question des hypothèses, et à accepter qu'on peut se tromper. L'analyse financière, c'est itératif – on teste, on ajuste, on recommence.

Et puis il y a la rigueur. Un chiffre mal placé dans un modèle Excel peut fausser toute une analyse. Il faut être méticuleux, patient, et prêt à vérifier ses calculs plusieurs fois.

Engagement et disponibilité

La formation demande du temps. Compter entre dix et quinze heures par semaine si vous voulez vraiment progresser. Ce n'est pas une formation à suivre en dilettante entre deux épisodes de série.

Les modules sont conçus pour être suivis régulièrement. Si vous disparaissez pendant trois semaines, il sera difficile de rattraper le retard sans perdre le fil.

Des parcours qui racontent l'apprentissage réel

Trois profils, trois points de départ différents, mais un objectif commun : maîtriser les techniques de valorisation

Portrait de Julien Ferrand, ancien contrôleur de gestion
Julien Ferrand

Ancien contrôleur de gestion

J'ai passé huit ans à faire du contrôle de gestion dans l'industrie. Je connaissais bien la comptabilité analytique, mais la valorisation d'entreprise, c'était un autre monde. Au début, j'avais du mal avec les modèles DCF – trop d'hypothèses, trop de sensibilité aux variables. Mais après quelques mois de pratique intensive, j'ai commencé à comprendre comment ajuster mes prévisions et à accepter que l'incertitude fait partie du processus. Aujourd'hui, je travaille sur des dossiers de fusion-acquisition et je me sens beaucoup plus confiant dans mes analyses.

Portrait de Marc Deschamps, consultant indépendant
Marc Deschamps

Consultant indépendant

Je conseillais des PME sur leur stratégie commerciale, mais je n'avais aucune formation financière solide. Quand un client m'a demandé d'évaluer son entreprise pour une cession, j'ai réalisé que je nageais complètement. J'ai suivi cette formation en parallèle de mon activité – c'était intense, surtout les modules sur les comparables boursiers. Il a fallu que je révise mes bases en finance de marché avant de pouvoir vraiment comprendre comment appliquer les multiples de valorisation. Maintenant, je peux accompagner mes clients sur des problématiques de transmission avec beaucoup plus de crédibilité.

Portrait d'Amélie Rousseau, analyste junior
Amélie Rousseau

Analyste junior en cabinet

Je sortais d'un master en finance et je pensais tout savoir. Grosse erreur. En cabinet, les modèles sont beaucoup plus détaillés que ce qu'on voit à l'université, et les clients posent des questions auxquelles on ne peut pas répondre par des généralités. Cette formation m'a aidée à structurer mes analyses, à construire des modèles robustes, et surtout à mieux communiquer mes conclusions. Ce qui m'a le plus marquée, c'est la partie sur l'analyse sectorielle – comprendre comment adapter les méthodes de valorisation selon l'industrie, ça change tout.

Avant et après : ce qui change vraiment

Modèles financiers et outils d'analyse utilisés dans la formation en valorisation
Point de départ

Compréhension théorique mais difficultés face à des cas réels

Utilisation basique d'Excel sans vraie maîtrise des fonctions avancées

Difficulté à justifier les hypothèses de valorisation face à un interlocuteur exigeant

Confusion entre les différentes méthodes et quand les appliquer

Analyses qui restent superficielles sans vraie profondeur sectorielle

Après formation

Capacité à construire des modèles complets et à défendre ses analyses

Maîtrise des outils Excel pour créer des modèles dynamiques et robustes

Argumentation solide basée sur des analyses sectorielles détaillées

Sélection appropriée des méthodes selon le contexte et le secteur

Analyses approfondies intégrant les spécificités de chaque industrie

Prêt à commencer sérieusement ?

Si vous avez les prérequis et que vous êtes prêt à investir le temps nécessaire, explorez le programme complet pour voir comment la formation est structurée. Et si vous avez des doutes sur votre niveau de départ, contactez-nous – on pourra vous orienter vers les ressources appropriées avant de vous lancer.